un premier trimestre au ralenti L’économie est ainsi faite que la réalité d’il y a quelques
mois n’est plus du tout celle d’aujourd’hui. En effet, si
2007 sera, globalement, à ranger dans la case des
bonnes années pour la filière pierre française, comme en
témoigne par exemple le haut niveau de nos échanges
internationaux (cf p. 38), 2008 a démarré de manière très
calme.
Après les élections municipales, la voirie, est entrée dans
la zone basse de son cycle, le taux de change du dollar
pénalise grandement les
exportations vers des
marchés déjà étouffés par
les problèmes bancaires,
les soucis de pouvoir
d’achat et l’inquiétude
générale sur la situation économique freinent la consommation
des ménages.
Plusieurs dépôts de bilan ou cessation d’activité d’entreprises
granitières, sont d’ailleurs venus ponctuer ces premiers
mois de l’année. De plus, et cela n’est pas fait pour
nous rassurer, la situation ne semble guère plus brillante
chez nos voisins.
Mais ce qui est vrai dans un sens l’est aussi dans l’autre
et un nouveau retournement, qui prouverait que nous
sommes dans un problème conjoncturel et non structurel
comme certains le redoutent, n’est pas à exclure dans
les prochains mois. La pierre a cet avantage de pouvoir
gagner beaucoup de parts de marchés sur les autres matériaux
du bâtiment, de la décoration et des aménagements
urbains et ainsi mieux passer le cap d’un ralentissement
économique général.
Mais il est évident que, pour sortir plus vite de cette situation,
les entreprises, auront besoin d’encore plus de
souplesse, de réactivité et de dynamisme.
C’est dans ce genre de situation que l’on risque de regretter
de ne pas avoir fait plus d’efforts promotionnels
dans les mois et années précédents... |
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